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Du 29 Octobre au 4 Novembre 2007
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"FOI" DE HABIB BLEL
Exposition de l’U. A. P. T.
Un tour d’horizon

 

Il a fallu réserver quatre espaces pour contenir l’ensemble des œuvres des artistes plasticiens qui participent à l’exposition annuelle de l’union (Union des artistes plasticiens de Tunisie) un mois durant du 21 février au 22 mars.
Ces quatre espaces sont le musée de la ville de Tunis au Palais Kheireddine, la galerie Yahia, le club cultuel Tahar Haddad et la maison de la culture maghrébine.
Cette méga-exposition réunit quelque 171 plasticiens, des plus anciens aux plus jeunes, dans la peinture (145 artistes), la sculpture (12 artistes), la photo (9 artistes) trois graveurs et un céramiste.
Dédiée à Yahia Turki et Ammar Farhat, cette manifestation voit la participation de certains de leurs contemporains tels que notre grand Hédi Turki, Zoubeir Turki, Ali Bellagha et d’autres plasticiens fraîchement débarqués (la liste en est bien longue).
Les uns et les autres ont présenté, à travers les œuvres exposées, une image du mouvement plastique tunisien et l’image qu’ils se font des choses, des gens, des évènements ou de leur environnement, usant de langages plastiques variés et de matériaux encore plus variés, chacun selon sa spécialité.
De la peinture à l’huile à celle à l’acrylique, de la sculpture sur marbre à celle sur bois, de la photo à la céramique, les plasticiens ont représenté certaines de leurs visions, de leurs préoccupations dans les styles les plus connus, s’agissant bien sûr des courants artistiques qui ont dominé l’art universel.
L’abstrait dans une nouvelle dimension
A bien réfléchir sur le contenu des œuvres présentées dans cette manifestation annuelle, nous remarquons que la majorité des artistes ont choisi le courant abstrait pour s’exprimer.
Un choix somme toute logique et légitime, dans le sens où l’artiste, peintre, sculpteur ou céramiste, voit son milieu, restreint ou large, son environnement, sous un angle propre aux rapports dialectiques entre l’être et le paraître, entre l’apparent et le sous-jacent, entre le corps et l’esprit…
Toutes ces interférences spirituelles, physiques, psychologiques et autres font naître l’œuvre d’art d’où son importance socio-culturelle, image d’une situation sociale, d’une culture sociale, d’une «réalité» vécue par l’artiste à laquelle il ajoute cette touche esthétique, finalité de toute œuvre d’art.
Et cela n’est qu’une partie de l’analyse, car à chaque artiste sa vision, sa démarche, un côté personnel, subjectif, par lequel il traite son élément plastique et par conséquent, chaque œuvre d’art possède ses références, ses facteurs agissant dans sa création d’où une analyse propre à chacune d’elle.
Mais sans jugement aléatoire, les «vétérans» dans le domaine en question ont émergé du lot, avec des touches très sensibles, messagères d’une profonde pensée, un équilibre esthétique et chromatique qui rehausse la valeur plastique de l’œuvre etc. Nous citerons entre autres les toiles de Hédi Turki ou de Ameur Makni, de Hamadi Ben Saâd ou de Habib Blel…
L’incontournable figuratif
En raison peut-être d’une esthétique sociale largement assimilée, à tous les niveaux d’ailleurs, dans le quotidien, l’environnement naturel et architectural de notre milieu, beaucoup d’artistes s’en inspirent pour reproduire, une attitude, une vue, un geste… D’où la présence en force du figuratif dans bon nombre d’œuvres, chacun des artistes donnant libre court aux couleurs, à certaines formes, humaines ou matérielles, à des espaces ancrés dans la mémoire collective, le tout tiré de notre patrimoine traditionnel.
Quant aux sujets choisis, ils sont aussi nombreux que les œuvres elles-mêmes, les participants s’étant consacrés aux préoccupations et aux problèmes actuels à l’échelle nationale et internationale.
L’Irak, la Palestine, la guerre, la paix, la famine, l’oppression, tous les maux et les sujets brûlants de l’heure ont été exprimés par différents artistes dans le but de sensibiliser et d’exprimer une opinion personnelle, dans un style personnel et un langage propre…
Cette exposition reflète par conséquent un côté plastique esthétique, artistique avec les tendances et les courants qui caractérisent les différentes œuvres, et un côté spirituel, philosophique, les deux étant intimement liés, qui déterminent le mouvement artistique dans le pays, chez une partie de nos artistes, car beaucoup d’autres n’ont pas participé pour une raison ou une autre mais dont les capacités et le mérite ne s’en trouvent nullement altérés, car nous avons pu apprécier dans des expositions personnelles, leur vision des choses et la valeur de leurs touches et de leurs œuvres en général.

J.B.A
 
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